Ils étaient plus d’un millier à marcher à Tizi Ouzou

Ni le spectre de l’année blanche, ni toute autre sanction, encore moins la répression dont ils se disent toujours être victimes, ne semblent dissuader les médecins résidents à poursuivre leur mouvement de protestation. Une détermination qu’ils ont affichée encore une fois hier, à travers une manifestation de rue à Tizi Ouzou.
Une marche nationale à laquelle ont pris part plus d’un millier de résidents venus des wilayas d’Alger, Sidi Bel-Abbès, Oran, Béjaïa, Blida, Tlemcen et bien sûr de Tizi Ouzou. Rassemblés sur le parvis de la faculté de médecine de l’UMMTO, les marcheurs ont sillonné les rues de Tizi Ouzou sur un parcours de plus de deux kilomètres pour aboutir, à la sortie ouest de la ville, sur la place dite de l’olivier où ils ont tenu un rassemblement pour se disperser ensuite dans le calme et sans aucune intervention des forces de l’ordre dont beaucoup d’éléments en civil suivaient la marche. «Résidents en grève», lit-on sur une banderole brandie par les marcheurs dont beaucoup portaient des affichettes reprenant les principaux mots d’ordre et les slogans habituels des protestataires qui clamaient leur détermination, leur colère et appelant à l’indulgence et à la solidarité des citoyens.
«Respect, dignité, solidarité», «Halte à la répression !», «Halte à l’abus de pouvoir !» sont les principaux slogans lus ou entendus parmi les manifestants qui n’ont pas manqué de vilipender le Premier ministre Ouyahia et, bien sûr, le ministre de tutelle, le Pr Hasbellaoui.
Un ministre, crient les médecins résidents «dépourvu de pouvoir de décision». Mais ce qu’ils déplorent davantage, c’est le silence des pouvoirs publics qui confine au mépris. Une manière de pousser à l’usure et au pourrissement d’un mouvement qui dure depuis novembre 2017, comme nous l’ont dit des résidentsqu’on a pu approchés. Ce qui n’a pas l’air d’effaroucher, outre mesure, les médecins qui se disent déterminés, quel qu’en soit le prix, de poursuivre leur grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Un sentiment exprimé par Sofiane Bensbaâ, délégué de Tizi Ouzou et membre du bureau national du Camra. (voir entretien).

Source: le soir d’Algerie