ALGER – Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a mis l’accent jeudi sur l’importance de la sensibilisation et la prévention contre les intoxications alimentaires, particulièrement en saison estivale où on enregistre le nombre le plus important de victimes.

Intervenant lors d’un séminaire sur les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC), le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au ministère, Dr. Djamel Fourar a souligné que la “vigilance est de mise durant toute l’année, mais particulièrement en cette période d’été marquée par les fêtes de mariages, les cérémonies et autres rassemblements où les gens sont souvent exposés aux risques d’intoxications alimentaires”.

Il a expliqué que durant cette période, “les personnes changent aussi de mode alimentaire, en sortant souvent pour manger dehors sans se soucier que nombre de restaurants et de fast-food négligent les normes d’hygiène et de conservation des aliments, en particulier la chaîne de froid”.

Il a cité à titre d’exemple que “10.000 cas d’intoxications alimentaires ont été enregistrés en 2017”, notant que “ce nombre serait plus important du fait que de nombreuses victimes ne sont pas déclarées, car au lieu de se rendre aux structures de santé, elles recourent dans la plupart des cas à l’automédication, ce qui peut s’avérer très dangereux pour leur santé”, a-t-il relevé.

Dans un exposé présenté à cette occasion, il a été précisé que durant l’année dernière, “10.042 cas d’intoxication, dont 6 cas décès”.

Selon la même présentation, plus de 789 foyers ont été enregistrés répartis sur “475 foyers particuliers comprenant repas familiales, foyers et regroupement familial, 31 fast-food, 52 foyers de restauration, 45 foyers de regroupement collectif (entreprises), et 192 foyers entre écoles primaires, collèges, universités, et casernes de police…).
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