Cinq syndicats professionnels activant dans le secteur de la santé travaillent à structurer une fédération corporatiste. Ainsi, ils ont procédé, mercredi dernier, à l’installation officielle d’une commission technique chargée de préparer le projet de statuts pour une fédération des syndicats de la santé. Lors d’une réunion à Alger, dans le cadre de la Coordination des syndicats de la santé (CSS), le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy), le Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP), le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) sont passés aux actes et ont procédé à l’installation de cette commission, conformément à l’objectif que la coordination s’est fixée lors de sa création. Passant en revue et analysant les développements récents qu’ont connus les évènements ayant secoué le secteur de la santé, la coordination en question a appelé les pouvoirs publics à laisser se faire le débat autour de la loi relative à la santé, actuellement au niveau de l’Assemblée populaire nationale, et la promulguer sous une forme qui respecte les résolutions des Assises nationales de la santé de juin 2014 et entérinées par l’écrasante majorité des acteurs du secteur de la santé, notamment pour ce qui concerne l’abrogation du service civil et son remplacement par des mesures incitatives et l’abrogation de l’activité complémentaire et la mise en œuvre de la contractualisation. La CSS a, en outre, exprimé son “soutien aux mouvements de protestation menées par les professionnels de la santé pour leurs revendications légitimes (paramédicaux et résidents)” et “condamné tout usage de la violence pour réprimer des manifestations pacifiques de protestation”.
La coordination a exprimé également sa conviction de ce que “les problèmes les plus ardus ne peuvent trouver leurs solutions que dans le cadre d’un dialogue responsable et appelle les pouvoirs publics à tout mettre en œuvre pour apporter les réponses les plus appropriées aux revendications des professionnels de la santé dans l’objectif ultime d’un meilleur fonctionnement du système de santé et une meilleure prise en charge du malade”.

source: liberté