L‘avis du médecin est nécessaire pour la prise de décision chez les malades chroniques.

Une brochure contenant des conseils et la conduite à suivre pour les personnes âgées, les femmes enceintes et les malades chroniques durant leur jeûne a été publiée à l’occasion du mois de Ramadhan par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Ainsi, pour les personnes âgées (à partir de 65 ans, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé), le ministère note que le jeûne est habituellement aisé à observer pour celles ne présentant pas de maladies chroniques.

«Toutefois, il est déconseillé pour celles dépendant d’une tierce personne en raison d’un handicap moteur ou mental, celles atteintes d’une ou plusieurs maladies sous multiprise médicamenteuse et celles dénutries», précise-t-on. Et de signaler que plus la personne avance en âge, plus sa résistance aux efforts diminue et, à un certain niveau de faiblesse, elle ne doit plus jeûner pour sauvegarder ses réserves et sa santé.

S’agissant des femmes enceintes, le jeûne ne constitue pas un danger pour la mère en bonne santé, ni pour le fœtus, qui s’alimente exclusivement des réserves de sa mère. «La femme enceinte doit manger de manière variée, équilibrée et saine, pour éviter de puiser dans ses réserves et risquer une dénutrition.

Cependant, en cas de risque de santé pour elle ou pour son fœtus, l’avis du médecin est nécessaire», précise le ministère de la Santé, qui rappelle que le lait de la mère étant irremplaçable, vu sa valeur nutritive pour le nourrisson, elle peut ne pas jeûner s’il y a un risque pour sa santé ou celle de son enfant.

Pour ce qui des malades chroniques sous traitements médicamenteux, il est conseillé de ne procéder à aucun changement thérapeutique sans l’avis de leur médecin. «Les changements du schéma thérapeutique sans avis médical pendant le jeûne peuvent avoir des effets négatifs, dont des risques d’intoxication médicamenteuse», a-t-on encore noté.

Cliquez sur suivant pour continuer votre lecture