Retour à la case départ. Les médecins résidents ont repris hier les rassemblements régionaux. Le ton a été donné depuis Sidi-Bel-Abbès en attendant des actions similaires à Tizi Ouzou et à Annaba aujourd’hui. Le Camra qualifie ces actions de celles de «la résistance». Elles ont été décidées en réaction à l’absence d’offre de dialogue de la part de la tutelle.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Pas de dénouement ni même de perspectives dans le conflit résidents-ministère de la Santé. Alors que les résidents s’apprêtaient à reprendre les gardes, ils se retrouvent à battre le pavé à nouveau.
Depuis Sidi-Bel-Abbès, ils ont donné le la en appelant leurs adhérents à se mobiliser pour des «rassemblements de la résistance» au moment où le conflit entame son septième mois. Aujourd’hui, c’est à Annaba et Tizi Ouzou que marcheront les résidents avec comme points de départ les Facultés de médecine.
Dans un communiqué expliquant sa démarche, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) affirme que «cette semaine conclura nos sept mois de résistance et de bravoure. Sept mois durant lesquels les résidents n’ont ménagé aucun sacrifice pour défendre leurs droits les plus légitimes alors que les tutelles ont préféré jouer la carte du mutisme et de l’indifférence», ajoutant que depuis le déclenchement du mouvement, c’est grâce à la solidarité que les résidents ont réussi à contourner «les manœuvres» visant à discréditer le mouvement.
Le Camra condamne d’ailleurs les mesures administratives et juridiques sans fondement. Conscient de l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le mouvement, le Collectif assure qu’à ce stade, seule une réelle volonté pourra apporter une solution à un conflit qui «a pris en otage 15 000 résidents et mettant en péril la santé des citoyens».
La semaine dernière, un début de règlement avait semblé possible. Les médecins résidents avaient, en effet, décidé de reprendre les gardes en contrepartie de la reprise du dialogue.
Les résidents ont attendu en vain une offre de la part du ministère de la Santé. Ce dernier a eu pour seule réaction un silence aussi intrigant que méprisant à l’égard des résidents.
Le ministre de la Santé a catégoriquement refusé de commenter la décision des résidents. Ces derniers, après avoir fait part de leur étonnement, ont décidé de se faire entendre à nouveau. Le conflit semble plus que jamais se diriger vers une impasse face à laquelle le ministère de la Santé semble tétanisé.

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