Selon des chiffres présentés par des spécialistes portant sur les accidents vasculaires cérébraux, ces derniers expliquent qu’ils ont en augmentation.
Au niveau du CHU benzerjeb d’Oran, du premier janvier au mois de novembre 2018 ces mêmes spécialistes avancent que 506 cas ont été enregistrés contre 444 cas en 2017, soit 946 cas en l’espace de 23 mois. Ce qui porte à 78 cas d’AVC par mois ou 3 par jour Des chiffres importants, expliqueront ces mêmes spécialistes, sachant que les maladies vasculaires cérébrales sont responsables de plus de 26% des décès en Algérie.
Associées aux accidents cardiovasculaires, elles restent l’une des premières causes de mortalité dans le pays. C’est dire la gravité de cette pathologie qui tend à enregistrer une incidence de plus en plus grande, et les chiffres sont plus que significatifs. A préciser qu’un AVC survient lorsque le flux sanguin vers une partie ou une autre du cerveau rencontre un obstacle.
Les séquelles de l’AVC dépendent de la partie du cerveau qui a subi des dommages et de l’étendue de ceux-ci. On notera l’AVC ishémique, il survient lorsqu’un caillot de sang bouche un vaisseau sanguin du cerveau. AVC hémorragique, qui survient lorsqu’il y a une rupture d’une artère dans le cerveau. Et l’accident ischémique transitoire (AIT) survient lorsqu’un petit caillot bloque temporairement une artère. Les symptômes durent généralement moins d’une heure et, parfois, quelques minutes seulement, C’est un avertissement sérieux. Il faut savoir que l’accident vasculaire cérébral est une complication très grave qui engage souvent le pronostic vital du patient. La fibrillation atriale, appelée également fibrillation auriculaire (FA) est le plus fréquent des troubles du rythme cardiaque.
Elle fait partie des troubles du rythme supra-ventriculaires et correspond à une action non coordonnée des cellules myocardiques auriculaires, ce qui va entraîner une contraction rapide et irrégulière des oreillettes cardiaques. Cette dernière et selon des études scientifiques, est responsable de plus de 25% des AVC, ce que l’on a tendance à oublier. En effet, selon des sources de l’hôpital du premier novembre « EHUO », le nombre de cas d’accidents vasculaires cérébrales « AVC » admis au service de neurologie de l’EHU d’Oran au niveau du service de neurologie de l’EHU d’Oran, plus de 1 200 cas d’accidents vasculaires cérébraux ont été enregistrés, parmi lesquels quelque 800 patients ont été hospitalisés au niveau de l’unité AVC de l’établissement. Concernant les personnes évacuées en urgence, il importe de souligner que ces malades victimes d’accidents vasculaires cérébraux doivent être traitées par la technique de thrombolyse, une technique médicale visant à détruire un thrombus (ou caillot sanguin) qui se forme dans les veines ou les artères bloquant la circulation sanguine.
Mais, expliqueront les spécialistes, le malade présentant les signes de l’AVC doit se présenter à temps, c’est-à-dire ne pas dépasser les 4 heures à partir du début des premiers signes d’alerte afin d’être traité à temps. Au niveau du CHU d’Oran, les spécialistes déclareront que 45 malades ont subit cette technique qui a pu leur sauver la vie à temps. « LE TEMPS PERDU EST UN CERVEAU PERDU ». Les spécialistes sont formels et incitent les malades à aller en consultation dès l’apparition des premiers signes d’alerte tel que la paralysie faciale, l’engourdissement des membres et les troubles de la parole.

Source: ouest tribune du 05/01/2018