ALGER – Le Centre de référence de lutte contre le SIDA de Tamanrasset a recensé 56 nouveaux cas d’atteinte au VIH SIDA, sur les 6.500 dépistages effectués dans cette wilaya, depuis début 2018, a révélé son directeur, Dr Elias Akhamouk.

“Sur les 6.500 dépistages effectués depuis le début de l’année en cours, nous avons recensé 56 nouveaux cas d’atteinte au VIH SIDA, dont 2 hospitalisations actuelles, alors qu’en 2017, il y a eu 82 nouveaux cas”, a expliqué à l’APS, le directeur du 3ème Centre de référence de lutte contre cette pathologie, après ceux d’Alger et d’Oran.

“Si l’on exclut les perdus de vue et les décédés, les personnes suivies hors hospitalisation qu’on appelle +file active+ ont été au nombre de 350, depuis début 2018”, explique Dr Akhamouk.

A la tête de ce centre régional depuis 2012, Dr Akhamouk estime que si la barre des 8.000 dépistages est atteinte à fin 2018, le centre aura ainsi procédé au dépistage de 10% de la population de cette wilaya, l’une des plus peuplées du sud algérien.

Depuis 2003, date de son entrée en activité, cette structure a enregistré un total de 725 personnes atteintes du VIH SIDA.

Faisant remarquer “l’évolution” du nombre des personnes séropositives depuis cette date, le directeur dudit centre atteste qu’il y a cinq ans, la moyenne des personnes atteintes du VIH SIDA se situait autour de 30 cas par an. Un chiffre qui a évolué depuis, en rapport avec les statistiques liées à l’ensemble du territoire national, ajoute-t-il.

“Heureusement, il y a l’adhésion de la population pour le dépistage et ce, depuis longtemps. L’existence de ce centre qui procure la consultation, les analyses et le traitement encourage énormément les personnes à s’y déplacer”, indique-t-il.

S’agissant de la proportion des patients en provenance des pays subsahariens, le spécialiste fait savoir que celle-ci est “importante”, notant, à ce propos, le “problème de nationalité” qui se pose, dans le sens où, explique-t-il, certains étrangers affirment être des Algériens alors qu’ils ne le sont peut-être pas et qu’en l’absence de leurs pièces d’identités, il est difficile de vérifier cela”.

Faisant observer que le centre a pris en charge des malades issus de 13 nationalités, son premier responsable tient à préciser que celui-ci assure le suivi de patients en provenance d’Illizi et d’Adrar.

Il tient à relever “l’impact” de la présence de la population subsaharienne quant au nombre élevé des cas de séropositifs et affirme qu’au regard de la qualité de prise en charge offerte par le centre, il s’en trouve des personnes qui viennent s’y soigner puis repartent dans leurs pays, le traitement étant “gratuit et universel”.

Dr Akhamouk se félicite, à ce propos, de l’efficacité du centre, si bien que, depuis 2012, il y a eu 23 accouchements de femmes séropositives dont les bébés n’ont pas été affectés par le virus, faisant observer que, “fort heureusement, le SIDA ne tue plus”.

Source: APS Algérie