TIZI-OUZOU – Le conte populaire et la gymnastique mentale sont des moyens thérapeutiques “non négligeables” dans le traitement des difficultés d’apprentissage chez l’enfant, ont souligné des psychologues mercredi à l’université de Tizi-Ouzou

Intervenant lors du 2ème colloque national sur les problèmes de l’enfance dans la société algérienne, Sahraoui Intissar de l’université de Bejaia, qui a présenté une étude sur le rôle du conte dans l’amélioration des résultats chez des élèves en situation d’échec scolaire, a observé que les histoires racontées contribuent à l’installation d’un certain équilibre psychique chez l’enfant.

Des séances de contes oraux, racontés le soir par la mère sans présenter d’images, et qui ont duré 6 mois, ont été initiées au profit de deux groupes d’élèves en 2eme année primaire, qui ont tous refait l’année une seule fois et qui ont le même niveau scolaire. A la fin de ces six mois, il a été observé plus de créativité chez ces enfants et une diminution des troubles de la concentration, de l’agressivité et de l’hyperactivité, ce qui les a aidé à améliorer leurs résultats scolaires, a indiqué cette même spécialiste.

De son côté, Bouroubi Farida, de l’université de Tizi-Ouzou, a présenté, durant ce colloque qui s’était ouvert mardi avec la participation de chercheurs d’une vingtaine d’universités algériennes, le rôle de la Kinésiologie éducative ou la gymnastique mentale (une méthode de santé et de bien être, destinée à renforcer ou restituer la vitalité d’une personne sur le plan physique, mental, énergétique et émotionnel par le rétablissement ou le développement des multiples potentiels d’une personne) dans l’amélioration de résultats scolaires des élèves présentant des difficultés d’apprentissage.

Dans son étude, cette spécialiste s’est intéressée particulièrement à des élèves ayant de faibles notes (en dessous de 5/10) en mathématique. Un groupe de 30 élèves en quatrième année primaire a été constitué pour bénéficier de cette méthode qui consiste à faire faire aux apprenants certains mouvements. Au bout de 36 séances effectuées entre janvier à mars 2016, les résultats obtenus par les élèves en mathématique se sont nettement améliorés, en même temps que leur estime de soi, a-t-elle révélé.

Dans le même sillage, Mezrara Naima de l’université d’Alger, a mis en exergue, dans sa communication, l’importance des activités de loisirs (culturelles et sportives) dans le développement des capacités d’apprentissage chez l’enfant et la réduction de l’agressivité en milieu scolaire.

Observant que le programme pédagogique domine les autres activités qui sont devenues occasionnelles, elle a préconisé la réintroduction dans les programmes scolaires, des ateliers de théâtre, de desseins, de sculpture, de musique et le renforcement des activités sportives, tout en laissant à l’élève le choix de l’activé qu’il souhaite faire pour que celle-ci soit réellement un loisir pour lui. Cette universitaire a suggéré également l’organisation de concours pour stimuler davantage les élèves.

 

 source: APS